Définition :
L’érythème
pigmenté fixe est défini comme une éruption récurrente laissant une
pigmentation résiduelle.
Clinique :
Il débute de
manière brutale par un prurit et des brûlures localisées. Puis
apparaissent rapidement une ou plusieurs plaques ovalaires de quelques
centimètres de diamètre, érythémato-violacées ou brunes, oedémateuses,
parfois vésiculeuses ou même bulleuses.
Les muqueuses
en particulier génitales peuvent être touchées isolement ou avec des
lésions cutanées. Les sièges de prédilection sont les mains, les
poignets et la région ano- génitale surtout la verge. Il y a peu ou pas
de signes systémiques.
Le délai entre
prise médicamenteuse et apparition de l’éruption est compris entre 7 et
21 jours.
Histologie :
L’histologie
montre à la phase aiguë :
- une
vacuolisation des cellules basales avec parfois une nécrose
kératinocytaire,
- une
bulle sous épidermique peut se produire avec
- un
œdème dermique et infiltrat lympho-histiocytaire péri Vasculaire et une
vasodilatation.
Evolution :
L’évolution est
favorable en quelques jours avec séquelles pigmentées.
Après
réintroduction du médicament les récurrences se feront aux mêmes
endroits, mais d’autres zones peuvent être touchées.
Etiologie :
L’érythème
pigmenté fixe est pathognomonique de toxidermie.
Les principaux
médicaments responsables : pyrazolés, Amidopyrine, AINS, Sulfamides,
Tetracyclines, Barbituriques, Aspirine.