Le mycosis fongoïde est un lymphome T
épidermotrope. C’est le principal lymphome cutané.
Au début, il se manifeste par des
plaques rouges, quelquefois finement squameuses et un peu atrophiques
(correspondant à la dénomination "parapsoriasis en plaques").
Ces plaques peuvent régresser puis
deviennent permanentes, s'accentuent et s'infiltrent de manière
irrégulière en plusieurs mois ou années puis apparaissent de véritables
tumeurs dont la ressemblance avec des champignons justifie le curieux
nom de " mycosis fongoïde " donné en 1806 par le dermatologiste français
J.-L Alibert.
Parallèlement peuvent être
atteints des ganglions et, dans les formes très évoluées, des organes
comme le poumon.
Cette maladie peut durer 10 ou 20
ans à partir de l'apparition des premiers signes.
Une variété "érythrodermique"
du mycosis fongoïde, qui se caractérise par la coloration rouge de
l'ensemble du tégument, évolue plus rapidement et répond moins bien aux
traitements.
La maladie de Sézary est en
rapport avec la prolifération des lymphocytes T, présents dans la peau
mais également dans le sang (cellules de Sezary circulantes).
Le mycosis fongoïde et la maladie
de Sézary sont des affections rares. Elles surviennent dans la deuxième
moitié de la vie, un peu plus souvent chez les hommes que chez les
femmes.
Les traitements locaux se
limitent à la peau : radiothérapie superficielle totale (électronthérapie),
badigeonnage avec des solutions de médicaments cytotoxiques comme la
Chlorméthine (caryolysine), rayons ultraviolets A associés à un produit
photosensibilisant (PUVA), pommades aux corticoïdes.
On peut aussi mettre en œuvre des
traitements généraux : chimiothérapie ou interférons.