De transmission inter
humaine stricte, la teigne Favique est due au Trichophyton schönleinii
ou Achorion schönleinii.
Atteint les enfants,
les adolescents et les adultes âgés. Quand elle se rencontre chez les
sujets âgés, elle est généralement contractée dans l'enfance. Elle
persiste la vie durant si elle n'est pas traitée. Elle laisse une
alopécie cicatricielle définitive.
La teigne favique
sévit par petites endémies et atteint les gens pauvres et vivant en
promiscuité.
Son début est
insidieux, se manifeste par des plaques croûteuses surélevées, grises,
jaunâtres ou jaune soufre, irrégulières de contour, d'étendues
variables. Ces plaques sont constituées de "godets faviques" agglomérés.
Le godet est une cupule centrée par un poil, il est de couleur
jaune-soufre, fait de matière friable (masse compacte de mycelium),
d'odeur "niche de souris". Au-dessous des plaques, la peau est déprimée,
lisse, rouge, inflammatoire ou même ulcérée et suppurante. Les cheveux
persistant par touffes sont ternes, décolorés, atrophiés. Cette teigne
peut s'étendre aux poils du corps et les ongles sont également plus ou
moins atteints.
L'examen à la lampe de Wood montre des
cheveux fluorescents sur toute leur longueur.
Quelques formes cliniques
intéressantes à connaître :
- la forme pityriasique se manifeste
par un pityriasis du cuir chevelu sans godets ni plaques,
- la forme impétigoïde difficile à
distinguer d'un impétigo,
- la forme alopécique d'emblée.
L'examen du cheveu mis entre lame et
lamelle et ramolli par la Potasse caustique, montre à l'intérieur :
- des filaments mycéliens sinueux ou
rectilignes se divisant par dichotomie, tri ou tétratomie et réalisant
pour certains d'entre eux des "Tarses faviques"
- des bulles d'air (tunnels creusés
par le champignon).
La culture sur milieu
de Sabouraud pousse lentement. Elle développe au bout de 1 mois des
colonies blanc jaunâtre comme une morille posée sur le milieu de
culture. L'examen direct d'un prélèvement de la culture montre des
"chandeliers faviques".