Les brûlures les plus
fréquentes sont thermiques. Elles peuvent être également d'origine
électrique, chimique ou par rayonnement ionisant. Les accidents
domestiques sont en cause dans 70 % des cas. Selon la profondeur de la
brûlure cutanée on décrit trois degrés.
Brûlure du premier
degré
Simple érythème
douloureux pendant 24 h à 48 h. La peau est bien vascularisée.
C'est une atteinte de la couche cornée de l'épiderme sans
désépidermisation. La guérison est rapide et spontanée après une
desquamation (exemple du coup de soleil superficiel).
Brûlure du deuxième degré superficiel
Phlyctène séreuse au
milieu d'une zone érythémateuse. Douleurs importantes.
Cette brûlure entraîne une destruction de l'épiderme mais respecte la
couche basale de Malpighi. Il apparaît alors une phlyctène. La guérison
est spontanée en une dizaine de jours, la cicatrisation ne laisse pas de
séquelle.
Brûlure du deuxième degré profond
C'est la brûlure
intermédiaire.
Brûlure intermédiaire
légère
C'est la destruction
partielle de la couche basale de Malpighi laissant persister des îlots
épidermiques. Une cicatrisation centripète et centrifuge est donc
possible. La cicatrisation est encore de qualité acceptable.
Brûlure intermédiaire
profonde
Ce sont des
phlyctènes avec un sous-sol pâle et mal vascularisé. Elles sont peu
sensibles.
La destruction totale de la couche basale de Malpighi avec respect d'une
partie du derme où persistent des formations épidermiques (bulbe du
poil, glande sudoripare et sébacée).
La cicatrisation est longue et de mauvaise qualité. La nécessité d'une
greffe est très fréquente.
Brûlure du troisième degré
C'est une escarre de
coloration brune parfois noire, plus ou moins épaisse avec un lacis
veineux coagulé. L'anesthésie est totale.
C'est la destruction totale de l'épiderme et du derme. La cicatrisation
spontanée est impossible. Une greffe est indispensable.
Les carbonisations
C'est l'atteinte des
aponévroses, muscles, cartilages et de l'os. Aucune cicatrisation n'est
possible.
Conduite à Tenir
En Urgence :
Refroidir la brûlure en l'arrosant immédiatement pendant 5 minutes à
l'eau froide, sans pression sur la brûlure. Retirer les vêtements
pendant l'arrosage, à l'exception de ceux qui adhèrent à la peau.
Nettoyage en cas de
brûlure étendue dans un bain à 37° en eau aseptisée à répéter
fréquemment (parfois sous anesthésie).
Pansements soit
occlusifs avec du Tulle gras et/ou des compresses humides, soit
exposition à l'air.
Détersion
chirurgicale jusqu'en zone de tissu bien vascularisé. Elle est suivie de
pansements gras pour favoriser le bourgeonnement.
Après la phase
aigue :
Rééducation
(prévention des raideurs et des rétractions notamment par l'utilisation
d'atèle de posture).
Les vêtements
compressifs pour éviter la survenue de cicatrices hypertrophiques.
Le traitement des
séquelles cutanées. Eviter d’exposer la peau brûlée au soleil (crèmes
écran total).