Tumeurs malignes
cutanées les plus fréquentes. Se voient à partir de l'âge de 40 ans mais
on peut les rencontrer chez le sujet jeune.
Siègent dans 8O % des
cas sur le visage : angle interne de l'œil, sillon naso-génien nez,
front, tempes.
N'atteignent jamais les
muqueuses, ne métastasent presque jamais. Plusieurs types cliniques ont
été décrits :
1. Le carcinome plan cicatriciel :
Commence par une petite
lésion papuleuse, translucide, finement télangiectasique qui s'étale
progressivement et prend l'aspect d'une plaque à centre cicatriciel
blanchâtre et télangiectasique ou exulcéré recouvert de petites
croûtelles hémorragiques, et à bordure infiltrée, perlée. Cette petite
plaque ne s'accompagne pas d'adénopathies.
2. Le carcinome baso-cellulaire ulcéreux :
S'exprime par une
ulcération avec ou sans bordure nette (ulcus Rodens) pouvant provoquer
de gros dégâts anatomiques : atteinte des nerfs et des vaisseaux à
l'origine de douleurs et d'hémorragies.
3. Le carcinome baso-cellulaire nodulaire :
Caractérisé par un ou
plusieurs petits nodules, saillants, globuleux, de teinte cireuse,
translucide, ambrée, la surface est lisse et parfois parsemée de fines
télangiectasies.
4. Le carcinome baso-cellulaire bourgeonnant et végétant
:
De teinte rouge foncé,
saignant facilement, peut prêter à confusion avec le carcinome
épidermoïde.
5. Les
carcinomes baso-cellulaires superficiels :
Siègent
surtout sur le tronc (dos, abdomen), n'ont pas tendance à l'infiltration
et à l'extension en profondeur. Les éléments sont parfois nombreux.
La forme pagétoïde
se présente comme une nappe rosée recouverte de squamules et pouvant
s'étendre sur une grande surface 10 à 30 cm parfois. Le caractère
filiforme de sa bordure avec parfois un aspect tatoué ou cerné de perles
facilite le diagnostic.
La forme érythémateuse
ressemble au lupus érythémateux ou simule un psoriasis ou une
parakératose. La présence de perles sur sa bordure facilite le
diagnostic.
6. Le carcinome baso-cellulaire sclérodermiforme ou
morphéiforme :
Se manifeste par une
plaque scléreuse de couleur blanc cireux ou blanc jaunâtre sans limites
nettes, parsemée parfois de petits nodules et de fines télangiectasies.
Le caractère perlé de la bordure fait souvent défaut.
7. Le carcinome baso-cellulaire pigmenté (Tatoué)
Cette forme n'a en
principe pas droit à l'individualisation puisque la plupart des
épithéliomas baso-cellulaires sont en fait pigmentés. On réserve
cependant cette forme aux cas où la quantité de pigment est très
importante et donne aux lésions un aspect noir qui doit les faire
distinguer des mélanomes diagnostic différentiel très important à faire,
mais aussi de certaines kératoses séborrhéiques.
Evolution
- Pronostic
Les C.B ne métastasent
qu'exceptionnellement voire jamais. Malignité essentiellement locale.
Par extension locale le
C.B peut envahir et détruire les structures voisines
Extension locale :
progressive lente dans les tissus adjacents derme, fascia, périoste,
périchondre, gaine nerveuse.
Traitement
des carcinomes baso-cellulaires :
Le
traitement des carcinomes baso-cellulaires tient compte de plusieurs
facteurs : age du malade, type de la tumeur, aspect, taille,
topographie...
On dispose de plusieurs
moyens thérapeutiques : électrocoagulation, chirurgie, cryochirurgie,
radiothérapie et chimiothérapie locale. La décision quant à la technique
utilisée nécessite parfois la concertation de plusieurs spécialistes,
l'excision chirurgicale est cependant la plus utilisée. Les résultats
thérapeutiques sont généralement excellents.